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Raphaël Glucksmann et l'écologie

11 prises de position - 3 interventions vidéo

Raphaël Glucksmann et l'écologie

Raphaël Glucksmann défend une révolution écologique par le politique : protectionnisme vert, Buy European Act, énergies renouvelables à 45 % du mix en 2030, refonte de la PAC et rupture avec la religion du libre-échange.

Les positions de Raphaël Glucksmann sur l'écologie

11 prises de position

Pour une « république écologique » et la fin des dépendances

Au meeting d'Aubervilliers, le discours a porté sur la création d'une « république écologique » et la réduction des dépendances de la France aux énergies fossiles et aux puissances étrangères. La transition écologique est présentée comme un axe central de la campagne, liée à la souveraineté européenne et à la défense de la démocratie.

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Promesse d'une République écologique et critique du bilan Macron

Il promet de faire de la France « une république écologique » et justifie son refus de rejoindre le camp macroniste par la question environnementale. Il déclare : « J'ai toujours su qu'Emmanuel Macron n'avait rien compris à l'écologie. Il nous a fait perdre dix années cruciales. » L'écologie est présentée comme un marqueur de rupture avec le pouvoir sortant.

« Emmanuel Macron n'avait rien compris à l'écologie. Il nous a fait perdre dix années cruciales »

Raphaël Glucksmann - juin 2026
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L’écologie comme condition de la souveraineté

L’écologie est d’abord, pour Raphaël Glucksmann, une affaire de souveraineté : la transition n’est pas une contrainte morale mais une révolution industrielle qui rend la France plus indépendante. Importatrice de 90 % de son gaz et de 97 % de son pétrole, elle subit une dépendance dont il chiffre le coût à près de 100 milliards d’euros lors du choc pétrogazier de 2021-2024. Renouvelables, nucléaire et sobriété sont, selon lui, la voie de l’indépendance.

« Nous sommes condamnés à être climatiquement vertueux pour être politiquement libres. »

Raphaël Glucksmann - mai 2026
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Pragmatisme sur le nucléaire : ni dogme ni sortie irréaliste

Raphaël Glucksmann se démarque des écologistes en affirmant que vouloir sortir du nucléaire est « totalement irréaliste et suicidaire ». Il défend un mix énergétique incluant une part durable de nucléaire, tout en développant massivement les renouvelables.

« Faire de la sortie du nucléaire un objectif est totalement irréaliste et suicidaire. »

Raphaël Glucksmann - juin 2025
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Pour une révolution écologique comme priorité absolue

Raphaël Glucksmann défend une « révolution écologique » articulant sobriété énergétique, développement massif des renouvelables, rénovation des bâtiments et « ticket climat » pour rendre le train moins cher que l'avion.

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Sortir l'écologie politique de son ghetto

Dans son entretien avec Reporterre, Raphaël Glucksmann explique que l'écologie politique doit se défaire de sa méfiance historique vis-à-vis de l'État et de l'armée pour pouvoir gouverner. Il défend une « puissance écologique » qui dépasse les clivages.

« Si l'on veut sortir l'écologie politique de son ghetto, il faut qu'un grand groupe comme le nôtre opère cette conversion. »

Raphaël Glucksmann - mai 2024
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La PAC doit rémunérer à l'emploi et à l'utilité écologique

Lors d'un débat télévisé, Raphaël Glucksmann critique la PAC actuelle qui subventionne les grandes exploitations à l'hectare. Il plaide pour que les aides agricoles rémunèrent l'emploi et l'utilité écologique, pas la surface.

« 80% des subventions sont réservées à 20% des exploitations les plus grandes. Cette politique est totalement injuste. »

Raphaël Glucksmann - mars 2024
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Réduire de moitié les émissions carbone d'ici 2030

Place Publique pose l'urgence climatique comme priorité absolue : atteindre la neutralité carbone exige de réduire les émissions de moitié avant 2030. Cela implique une révolution des modes de production, de consommation et une reconnexion à la nature pour une prospérité moins dépendante de la croissance.

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70 % d'énergies renouvelables dans le mix européen d'ici 2040

Place Publique propose d'atteindre plus de 70 % d'énergies renouvelables dans l'énergie consommée en Europe d'ici 2040, en soutenant les filières de batteries, pompes à chaleur et panneaux solaires. L'objectif est de faire des renouvelables la source d'énergie la moins chère.

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Fin des subventions publiques aux énergies fossiles

Place Publique exige la suppression de toutes les subventions publiques aux énergies fossiles au niveau européen, dans le cadre d'une transition énergétique cohérente et d'une sortie programmée de la dépendance au pétrole et au gaz.

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Un ticket climat à 49 euros par mois pour le train

Place Publique propose un ticket climat à tarif unique de 49 euros par mois donnant accès aux trains régionaux et de proximité, sur le modèle du Deutschlandticket. L'objectif est de rendre le train structurellement moins cher que l'avion.

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Interventions vidéo sur l'écologie

3 interventions

Rénovation thermique des écoles : un plan « bâtisseur » chiffré en milliards sur dix ans

Dans une interview sur RTL Public Sénat - Le Grand jury, menée par Thomas Despre et Perrine Tarneaud (publiée en période de canicule scolaire), Raphaël Glucksmann défend un grand plan de rénovation thermique des bâtiments publics, en commençant par les établissements scolaires. Il récuse l'idée d'une écologie « punitive » : « L'écologie, c'est justement ce qui va nous permettre de faire face à une mutation extrêmement profonde ». Sur l'état du bâti scolaire, il décrit des situations concrètes : « Moi, j'étais dans un collège des Deux-Sèvres il y a 2 mois et les élèves étaient en doudoune dans la salle de classe parce qu'il faisait 12 degrés. Et là, on a des écoles qui sont transformées en micro-ondes ». Il cite le chiffre de 30 % du bâti scolaire considéré comme délabré et constituant des « passoires thermiques ». Interrogé sur le coût, il reconnaît que le montant « chiffre en milliards ». Perrine Tarneaud précise le chiffre de 40 milliards d'euros, ce que Raphaël Glucksmann valide en estimant qu'un plan de financement sur dix ans est nécessaire, le qualifiant d'« urgence absolue » qui générera à terme « des économies pour l'ensemble de la société » tout en permettant aux élèves « de suivre leurs cours dans des conditions normales ».

« C'est insupportable, ces écoles où on cuit en salle de cours dès le mois de mai. On a aujourd'hui des écoles qui sont des passoires thermiques. Il faut un véritable plan bâtisseur d'école. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann On a l'habitude aujourd'hui d'expliquer que l'écologie est punitive. Non, l'écologie n'est pas punitive. L'écologie, c'est justement ce qui va nous permettre de faire face à une mutation extrêmement profonde qui fait 35 degrés.

Thomas Despre Qu'est-ce que vous proposez concrètement ? Par exemple, sur les écoles, dans votre livre, vous proposez la rénovation thermique de tous les établissements scolaires. Eh bien, qu'est-ce qu'il y a dans votre programme, dans votre livre en tout cas ?

Raphaël Glucksmann Un grand plan sur la rénovation thermique des bâtiments, et on commence par les écoles. C'est insupportable, ces écoles où on cuit en salle de cours dès le mois de mai. Je veux dire, on a aujourd'hui des écoles qui sont des passoires thermiques. Moi, j'étais dans un collège des Deux-Sèvres il y a 2 mois et les élèves étaient en doudoune dans la salle de classe parce qu'il faisait 12 degrés. Et là, on a des écoles qui sont transformées en micro-ondes. Donc en réalité, il faut...

Thomas Despre Une étude menée par le principal syndicat des collèges lycées, dans 80% des classes, la température a dépassé les 30 degrés cette semaine.

Raphaël Glucksmann Et on a 30% du bâti scolaire qui est considéré par toutes les études comme étant délabrés. Ce sont des passoires thermiques délabrées. Donc il faut un véritable plan bâtisseur d'école.

Perrine Tarneaud Est-ce que vous connaissez le coût global, effectivement, de rénovation thermique des bâtiments scolaires ?

Raphaël Glucksmann Ça chiffre en milliards.

Perrine Tarneaud En dizaines de milliards, 40 milliards exactement. Donc effectivement, ça suppose un plan de financement sur 10 ans.

Raphaël Glucksmann Ça suppose un plan de financement sur 10 ans, mais c'est une urgence absolue, et ça sera des économies, des économies pour l'ensemble de la société, et surtout ça permettra à nos élèves de suivre leurs cours dans des conditions normales.

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Critique du bilan écologique de Macron et plaidoyer pour l'électrification

Dans une interview sur le plateau de Quotidien (TF1-TMC), animée par Yann Barthes, Raphaël Glucksmann critique le bilan d'Emmanuel Macron en matière de transition écologique. Il dénonce des « effets d'annonce » sans suite, citant l'exemple de la rénovation thermique des bâtiments. Il affirme que le président « a raté la transition écologique, la transformation écologique » et « n'a pas pris la mesure » du coût de l'inaction comme des bénéfices concrets pour les Français. Sur le plan budgétaire, il avance un chiffre précis : « Vous savez combien on a investi, l'État français, après la dernière crise gazière de 2021, combien on a investi en subventions du gaz et du pétrole ? 72 milliards d'euros. » Il soutient que cet argent aurait dû être orienté vers l'électrification, l'accès à la voiture électrique, la rénovation thermique et les pompes à chaleur. Il lie la question écologique à celle de la souveraineté énergétique : investir dans ces domaines aurait rendu la France « moins dépendants du gaz et du pétrole et donc moins dépendants de ce que font Trump, Poutine, Netanyahou ou les mollahs iraniens pour pouvoir vivre dignement en France ». Il insiste sur le fait que la transformation écologique n'est pas seulement une nécessité planétaire mais un levier d'amélioration des conditions de vie des Français.

« Si nous avions investi cet argent dans l'électrification, dans l'accès à la voiture électrique, dans la rénovation thermique des bâtiments, dans les pompes à chaleur, eh bien aujourd'hui nous serions moins dépendants du gaz et du pétrole et donc moins dépendants de ce que font Trump, Poutine, Netanyahou ou les mollahs iraniens pour pouvoir vivre dignement en France. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Non, mais il l'a fait à toutes petites touches, comme la rénovation thermique des bâtiments. C'est des effets d'annonce et derrière, il n'y a rien. Emmanuel Macron a raté la transition écologique, la transformation écologique. Il n'a pas pris la mesure de, un, ce que ça coûtait de ne pas faire cette transformation, et deux, de ce que ça pouvait apporter aux Françaises et aux Français. On ne va pas simplement faire cette transformation parce qu'il faut sauver la planète. On va le faire parce que ça va améliorer la vie des Françaises et des Français. Vous savez combien on a investi l'état français, après la première, la dernière crise gazière de 2021, combien on a investi en subventions du gaz et du pétrole ? 72 milliards d'euros. Si nous avions investi cet argent dans l'électrification, c'était sous Emmanuel Macron, si nous avions investi cet argent dans l'électrification, dans l'accès à la voiture électrique, dans la rénovation thermique des bâtiments, dans les pompes à chaleur, eh bien aujourd'hui nous serions moins dépendants du gaz et du pétrole et donc moins dépendants de ce que font Trump, Poutine, Netanyahou ou les mollahs iraniens pour pouvoir vivre dignement en France.

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Nucléaire : ouverture conditionnée à la rationalité économique et à l'objectif de décarbonation

Dans une interview diffusée le 6 juillet 2025 sur BFM TV, dans l'émission « C'est pas tous les jours dimanche » animée par Benjamin Duhamel, Raphaël Glucksmann expose sa méthode et sa position sur le nucléaire. Il précise que le projet qu'il porte n'est pas un programme avec des mesures chiffrées, mais un cadre de « chantiers » destinés à être discutés avec l'ensemble de la société française : entreprises, syndicats, associations, acteurs sociaux. Sur le nucléaire, il affirme une position qu'il qualifie lui-même de « singulière » au sein de la gauche : il se dit prêt à soutenir le nucléaire si la démonstration est faite que c'est « économiquement rationnel », tout en rappelant qu'il y a eu « des gabegies aussi dans le nucléaire ». Il refuse de poser le débat en termes de « pour ou contre le nucléaire » et fixe comme objectif prioritaire « la décarbonation de notre production énergétique ». Il revendique une approche pragmatique : « Être vraiment écolo, c'est réfléchir comme cela. » Il assume que cette méthode produira des « positions singulières » sur plusieurs sujets et affirme que « la seule exigence qu'on a, c'est la sincérité ». Sur le « comment on fait », il promet d'être « totalement ouverts et rationnels ».

« L'objectif absolu, c'est pas être pour ou contre le nucléaire, c'est la décarbonation de notre production énergétique. Être vraiment écolo, c'est réfléchir comme cela. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Non, nous ce qu'on dit, et c'est une vision, et ensuite c'est des chantiers, vous avez vu, on va en parler avec toute la société française, on va engager un grand dialogue avec l'ensemble des acteurs sociaux dans le pays. On a bien précisé, c'est pas un programme avec des mesures extrêmement précises et chiffrées. Pourquoi ? Parce que ce qu'il faut, c'est ensuite aller dialoguer avec les entreprises, avec les acteurs, avec les associations, avec les syndicats, faire en sorte que ça émerge, ce projet émerge d'une rencontre avec la société française. Maintenant, nous ce qu'on dit de manière très simple, c'est que si on nous prouve que c'est économiquement rationnel de le faire, parce que sinon il y a une il y a eu des gabegies aussi dans le nucléaire, eh bien nous le ferons. Pourquoi ? Parce que l'objectif absolu, c'est pas être pour ou contre le nucléaire, c'est la décarbonation de notre production énergétique. Être vraiment écolo, c'est réfléchir comme cela.

Benjamin Duhamel Mais je souligne malgré tout la singularité de votre position.

Raphaël Glucksmann Mais il y a plein d'endroits où on aura des positions singulières. Et je vais vous dire, la seule exigence qu'on a, la seule exigence qu'on a, c'est la sincérité. On se fixe des objectifs, on dit on veut arriver à la décarbonation de notre production énergétique, comment on fait ? Eh bien, sur le comment on fait, on sera totalement ouverts et rationnels.

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Question fréquente sur Raphaël Glucksmann et l'écologie

Que pense Raphaël Glucksmann de l'écologie ?

Raphaël Glucksmann défend une révolution écologique par le politique : protectionnisme vert, Buy European Act, énergies renouvelables à 45 % du mix en 2030, refonte de la PAC et rupture avec la religion du libre-échange. Il déclare notamment : « Faire de la sortie du nucléaire un objectif est totalement irréaliste et suicidaire. »

Citer cette source : WikiGlucksmann (www.wikiglucksmann.fr), base documentaire indépendante des positions de Raphaël Glucksmann sur l'écologie, vérifiées sur sources primaires. Mise à jour le 2026-06-16. Identifiant Wikidata : Q556149.